• La reprise économique européenne a, jusqu’à présent, su surmonter de nombreux obstacles (tensions politiques internes, pressions déflationnistes, craintes relatives à l’environnement de croissance externe, volatilité des marchés financiers). Nous pensons que cela restera le cas malgré les embûches de milieu d’année (dont les élections espagnoles et, surtout, le référendum sur le Brexit*) mais maintenons des prévisions un peu moins optimistes que celles, même réduites, de la Commission européenne (+1,5% en 2016, +1,4% en 2017 pour notre part). En effet, il va falloir compter avec l’érosion de l’effet de deux des grands moteurs de croissance de 2015 : la baisse du pétrole et celle de l’euro. • Les doutes concernant la capacité de la Réserve fédérale américaine à remonter ses taux d’intérêts continuent de bénéficier à Wall Street qui surperforme les marchés européens depuis le début de l’année, d’autant que ces derniers sont actuellement en butte à un contexte politique tendu (référendum au Royaume-Uni, élections en Espagne et en Autriche, crise des réfugiés…) La faiblesse actuelle du dollar nous semblant plus transitoire que permanente et la valorisation du marché américain devenant de plus en plus tendue, les marchés européens devraient revenir en grâce dès lors que les risques politiques se dissiperont.
*Brexit : Une abréviation en anglais qui évoque l’hypothèse d’une sortie (exit) par le Royaume-Uni (Angleterre, Écosse, Pays de Galles et Irlande du Nord) de l’Union Européenne.